Ce que le pape François disait de la mission humanitaire

Alors que le pape François a rejoint la maison du Père, ses paroles continuent de résonner avec force. Ses discours, ses messages et ses encycliques demeurent une source précieuse d’inspiration pour celles et ceux qui se sentent appelés à la mission humanitaire.

Sommaire de l'article

Dans un discours adressé aux responsables et bénévoles de Fidesco, le pape François rappelait que partir en mission, c’est œuvrer « au développement intégral des personnes, avec le souci non seulement de leurs besoins matériels, mais aussi de leur intégration sociale, de leur croissance intellectuelle, culturelle, spirituelle, redonnant à chacun sa dignité. »

Découvrons quelques-unes de ses paroles au travers desquelles se dessinent un fil rouge : celui de la fraternité véritable, où aider son prochain n’est ni le soumettre ni l’obliger.

Elles constitueront autant de repères pour nourrir votre réflexion, éclairer votre discernement, et, peut-être, faire le premier pas vers la mission humanitaire.

La mission humanitaire est un chemin spirituel en réponse au don gratuit de Dieu.

« Je voudrais remercier FIDESCO (…) rendre grâce au Seigneur pour le travail accompli en ces 40 années de service missionnaire.

Celui qui s’engage dans vos missions trouve non seulement l’occasion d’une ouverture au monde et aux cultures, mais aussi le moyen de répondre à la miséricorde que Dieu lui a faite : « Montrez-vous compatissants comme votre Père est compatissant » (Lc 6,36). Il trouve aussi un chemin spirituel en réponse au don gratuit de Dieu. Là encore, soyez remerciés pour l’occasion que vous offrez, en particulier aux plus jeunes, de grandir dans la foi et en humanité. »

In Discours du pape françois aux responsables et bénévoles de « Fidesco »

La mission humanitaire, c’est découvrir la vraie joie !

« Je peux dire que les joies les plus belles et les plus spontanées que j’ai vues au cours de ma vie sont celles de personnes très pauvres qui ont peu de choses auxquelles s’accrocher.

Je me souviens aussi de la joie authentique de ceux qui, même dans de grands engagements professionnels, ont su garder un cœur croyant, généreux et simple.

De diverses manières, ces joies puisent à la source de l’amour toujours plus grand de Dieu qui s’est manifesté en Jésus Christ. »

In Evangelii Gaudium I.7

La mission humanitaire est un temps de rencontre

« Par ses gestes, le bon Samaritain a montré que « notre existence à tous est profondément liée à celle des autres : la vie n’est pas un temps qui s’écoule, mais un temps de rencontre ». »

« Cette parabole est une icône éclairante, capable de mettre en évidence l’option de base que nous devons faire pour reconstruire ce monde qui nous fait mal. Face à tant de douleur, face à tant de blessures, la seule issue, c’est d’être comme le bon Samaritain. »

In Fratelli Tutti 66 et 67

La mission humanitaire, c’est apprendre à s’asseoir et écouter

« S’asseoir pour écouter une autre personne, geste caractéristique d’une rencontre humaine, est un paradigme d’une attitude réceptive de la part de celui qui surmonte le narcissisme et reçoit l’autre, lui accorde de l’attention, l’accueille dans son propre cercle.

Mais « le monde contemporain est en grande partie sourd. […] Parfois, la rapidité du monde moderne, la frénésie nous empêchent de bien écouter ce que dit l’autre. Et au beau milieu de son dialogue, nous l’interrompons déjà et nous voulons répondre alors qu’il n’a pas fini de parler. Il ne faut pas perdre la capacité d’écoute ».

Saint François d’Assise « a écouté la voix de Dieu, il a écouté la voix du pauvre, il a écouté la voix du malade, il a écouté la voix de la nature. Et il a transformé tout cela en un mode de vie. Je souhaite que la semence de saint François pousse dans beaucoup de cœurs ».

In Fratelli Tutti 48

La mission humanitaire, c’est faire et recevoir le bien

« Le bien tend toujours à se communiquer. Chaque expérience authentique de vérité et de beauté cherche par elle-même son expansion, et chaque personne qui vit une profonde libération acquiert une plus grande sensibilité devant les besoins des autres. (…) Lorsqu’on le communique, le bien s’enracine et se développe.

C’est pourquoi, celui qui désire vivre avec dignité et plénitude n’a pas d’autre voie que de reconnaître l’autre et chercher son bien.  »

In Evangelii Gaudium II.9

La mission humanitaire est patience !

« Redécouvrir la patience fait beaucoup de bien à soi-même et aux autres. Saint Paul recourt souvent à la patience pour souligner l’importance de la persévérance et de la confiance en ce que Dieu nous a promis, mais il témoigne avant tout que Dieu est patient avec nous, Lui qui est « le Dieu de la persévérance et du réconfort » (Rm 15, 5).

La patience, qui est aussi le fruit de l’Esprit Saint, maintient vivante l’espérance et la consolide en tant que vertu et style de vie.

Apprenons donc à souvent demander la grâce de la patience qui est fille de l’espérance et en même temps la soutient. »

In Spes non confundit Parole d’espérance. 4.

La mission humanitaire, c’est préserver la maison commune et ses habitants

 » Le défi urgent de sauvegarder notre maison commune inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer. Le Créateur ne nous abandonne pas, jamais il ne fait marche arrière dans son projet d’amour, il ne se repent pas de nous avoir créés. L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune.

Je souhaite saluer, encourager et remercier tous ceux qui, dans les secteurs les plus variés de l’activité humaine, travaillent pour assurer la sauvegarde de la maison que nous partageons. Ceux qui luttent avec vigueur pour affronter les conséquences dramatiques de la dégradation de l’environnement sur la vie des plus pauvres dans le monde, méritent une gratitude spéciale.  »

In Laudato si’ Mon appel. 13

La mission humanitaire, c’est avoir un coeur qui peut recevoir

« Quelle chose me manque ? À tous ceux que Jésus aime beaucoup parce qu’ils donnent beaucoup aux autres je demande : laissez-vous les autres vous donner cette autre richesse que vous n’avez pas ?

C’est ce qui nous manque : apprendre à mendier de ceux à qui nous donnons. Il n’est pas facile de le comprendre : apprendre à mendier. Apprendre à recevoir de l’humilité de ceux qui nous aidons. Apprendre à être évangélisés par les pauvres. Les personnes que nous aidons, les pauvres, les malades, les orphelins, ont beaucoup à nous donner.  »

In Voyage apostolique du pape françois au Sri lanka et aux Philippines (12-19 janvier 2015)

La mission humanitaire est un quotidien fait de confiance

« Les dernières pages de l’ Histoire d’une âme sont un testament missionnaire. Elles expriment sa manière de concevoir l’évangélisation par attraction, et non par pression ou prosélytisme. (…)
Thérèse vit la charité dans la petitesse, dans les choses les plus simples de la vie quotidienne. »

In Exhortation apostolique : Sur la confiance en l’amour miséricordieux de Dieu à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face publiée le 15 octobre 2023.

Image :  Ashwin VaswaniUnsplash

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